Hindustani classical bis

29 08 2009

Ulhas Kashalkar était entouré de deux tempura, c’est-à-dire beaucoup de bruit pour rien. Le tempura est cet instrument infundibuliforme dont on se doit de pincer les cordes d’un air rêveur en ordre et en rythme aléatoires. A sa gauche, un harmonium (petit piano dont on doit activer le soufflet pour qu’il produise du son) ; à sa droite, un joueur de tablas très, très jovial.

Il semble que les chanteurs classiques suivent les mêmes précautions qu’un perchiste : on commence doucement, puis on accélère, en atteignant à chaque poussée d’adrénaline quelques centimètres/tons plus haut. Les indigènes semblent apprécier cette évolution exponentielle (spéciale dédicace à mon ami Carl « Les Mouillettes » Gauss). On marque son approbation d’un mouvement de tête semblable au signe de l’infini, voire d’un tapotement du majeur et de l’index sur la rotule, voire d’un léger meumeumement.

Note : Ulhas Kashalkar ressemble fortement au Sénateur Palpatine*.

Hariprasad = Harry + Pâtisserie de semoule

Après 2h de concert, il me semblait naturel ne serait-ce que pour satisfaire ma petite vessie de quitter les lieux. Cependant la moitié du public restâ et se précipitâ sur les places libérées aux premiers rangs. C’est que la moitié de la soirée seulement était écoulée, et que le clou du spectacle était en train de trembloter en coulisse. Hariprasad Chaurasia est en effet atteint d’un début de Parkinson** qui lui ajoute un vibrato de toute beauté.

La musique elle-même à la flûte bansuri (en bois) est une improvisation à partir de raga simples. Ouhlà, pardon je m’écroule quelques instants, cette phrase était d’un ennui…

La musique ne l’est pas : le cerveau du solfégiste bigleux de base a un peu de mal avec le fait que mélodie = rythme, les tablas participant autant au chant que la flûte et vice versa. Hariprasad le petit coquin se permettait quelques incrustations jazz, et à chaque demi-ton inattendu la foule approuvait avec les deux mains.

Le programme peut se résumer ainsi : « on est entre copains. » Hariprasad demandait à la foule « So, enough? Or do you want to hear something else? Okay then what? Don’t fight, I’ll do both. » Son prétexte pour arrêter : « Okay see I’m a little hungry now and my hostel’s cook leaves in an hour… But if you want to hear more, you are all most welcome tomorrow morning. Where, I don’t know though. »

Je n’aurai qu’un commentaire du XXIe siècle : ❤

*Ceci n’est pas un anachronisme ! Enfin, ça pourrait.

**OK, ceci est probablement un anachronisme.

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