L’Alaska sur roulettes

24 11 2009

On nous avait prévenues que prendre le train de nuit, en sleeper class, en plein novembre, c’était « un peu frisquet ». Frisquet doit être le nom d’un dieu barbare qui fait pousser la glace dans les narines des Mongols.

La porte est ouverte. La fenêtre mal ajustée. La couchette en faux cuir. Et je n’avais pas de couverture. J’en ai déduit une petite liste d’infinis bonheurs :

– les 5 chai brûlants qu’on se tourne entre les mains à 4h pour se réchauffer ;

– la moitié de conversation avec un voisin qui fait passer une demi-heure ;

– la paire de chaussettes qu’on avait pensé à fourrer dans le sac ;

– la qualité d’une vraie polaire Timberland qui avait l’air trop naze à Courchevel à côté du blouson Quicksilver quand on avait 13 ans ;

– le « coin sans courants d’air » qui apparaît ou disparaît mystérieusement dans un espace microscopique de la couchette ;

– l’aube.

 

Il y a quelques années j’avais aussi fait l’expérience d’une nuit à la belle étoile sans draps, qui me fait ajouter :

– les brochettes d’agneau au barbecue à 5h du matin.

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