Art et essai

6 02 2010

Non transformé. The Road to Sangam, mon premier film indien non-Bollywood, est digne du film roumain inachevé au montage du mercredi soir*.

Pourtant il remplit bien tous les critères Télérama :

– Il y a des musulmans. C’est un peu comme parler des Palestiniens en Israël ou des Malgaches qui se les pèlent au Canada.

– Il y a des longueurs. Mais alors grand bassin. En fait, il y a deux ou trois courteurs sur un fond unanime de longueurs.

– Il y a un personnage principal moche, avec des lunettes et un intellect limité mais un bon sens à toute épreuve.

– Il y a de vieilles voitures – celle-là même qui a transporté les cendres de Gandhi !

– Il y a Gandhi.

Photochope prometteuse

Mais voilà, quand on sort d’une bande-annonce pour VEER (je ne dis pas Veer, mais VEER LE PEPLUM DE L’ANNEE)… Tout ça semble bien fade. Mais l’important dans tout cet enrobage de caméra pas chère, de poussière sur l’écran et de moustaches pastiches mal collées, c’est cette unique phrase lumineuse :

Le personnage principal à son conducteur rickshaw-vélo : Ben vous ne faites pas la grève vous, comme les leaders musulmans l’ont ordonné à tous les musulmans ?

Le rickshaw : « Ye Hindustan hai, Pakistan nahi. » (On est en Inde, pas au Pakistan).

Une scène passionnante et passionnée.

*Spéciale dédicace de Cannes à ceux qui se reconnaîtront ; l’expérience avait été dure, le souvenir reste merveilleux.

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