Lalaland

8 10 2013

Le Garhwal, putain c’est chouette. Au-dessus de moi j’ai un ciel si étoilé que la voie lactée a l’air d’un nuage massif et que chaque constellation contient des dizaines de constellations qui contiennent des dizaines de constellations. Moi qui n’avais jamais vu d’étoile filante de ma vie, depuis le Garhwal je ne sais plus quoi souhaiter. Des orages électriques illuminent l’une ou l’autre montagne voisine à intervalles imprévisibles. On dirait qu’il n’y a pas un son, mais en fait mes oreilles bourdonnent d’une vie animale surdopée aux amphétamines : les crickets Criquettent, les papillons flappent, les paons qui ne sont pas foutus de trouver Léon se font noyer sous des dizaines d’autres roucoulements absurdes. Il y a des lucioles. A mes pieds, des lézards de toutes formes se prélassent, des araignées bleues se ruent hors de la lumière et des papillons géants se précipitent dedans. La nuit, les éléphants, les ours noirs et les chats sauvages ne sont pas loin.

 

Seule photo potable avant implosion de l'appareil

Seule photo potable avant implosion de l’appareil

 

Toute la journée, c’est le festival des oiseaux : des bleu métallique avec une longue queue noire, des petits grassouillets avec la gorge jaune, des rouges et vert, des espèces de grosses cailles multicolores, des hérons maquillés comme un camion volé… L’entièreté du village est couverte de plantes extravagantes : hibiscus, rhododendrons, cactus tout droit sortis d’un trip au Mexique qui côtoient les pins poilus de Twin Peaks, fleurs violettes, jaunes, bleues, rouges, oranges, feuilles de palmiers luxuriants qui tombent sur la route, sausage trees avec leurs grosses coques, papayers avec leurs bombes oranges, lianes en tous genres agencées en tunnels, en rideaux, en couronnes. Et partout ailleurs des champs en terrasses, en ce moment couverts de petites cabanes de foin. Les gens se baignent dans des rivières d’eau cristalline, des troupeaux de buffles transitent avec les bergers le long des routes pour passer l’hiver dans les plaines, les cloches tintent depuis de petits temples parsemés dans la forêt.

Sigh.

 

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