Village-dortoir

27 12 2013

Un truc impressionnant avec l’urbanisme indien, c’est qu’il n’y a pas de villages-dortoirs. Dans chaque petit bourg, il y a tout ce qu’il faut. Du coup difficile d’expliquer le concept de l’emmerdement rural aux habitants :

« Madame Xji : Alors comme ça, tu viens d’un village toi aussi ? Tout pareil que le nôtre ?

Légume : Ah oui mais non ! Certes non, pas pareil.

– Ya pas de champs ?

– Si.

– Ya pas d’école ?

– Si.

– Ya pas de route ?

– Si.

– Alors qu’est-ce qui est différent ?

– Ya pas de magasins. Aucun. NIET !

– Même pas pour la farine ?

– Non.

– Même pas pour le lait ?

– Non plus.

– Même pas de poste, de banque, d’épicerie, de tailleur, de café, de pâtisserie, de primeur, de quincaillerie, enfin l’essentiel quoi ?

– *Larmes de honte* Il y avait bien un café à une époque, qui vendait des graines de tournesol et de la bière, recevait les pots de mariage et d’enterrement et avait un babyfoot… Mais il a fermé.

– Ah. Eh ben ça doit pas être très drôle comme endroit. »

 

Dans un pays de luxe absolu, où tout n’est qu’abondance et facilité, il faut toujours prendre la voiture 10 minutes pour aller chercher son pain. Si les Indiens voyaient des films d’art et essai français sur le thème de l’ennui plus souvent, plutôt que des blockbusters hollywoodiens, ils sauraient.

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