Freelance

21 02 2014

Je ne sais pas si c’est l’un des avantages à être un pays avec une croissance de super-saiyan, ou si c’est propre à l’Inde. Je ne sais pas si je dois les envier ou les plaindre, parce qu’ils se lèvent à midi aujourd’hui mais coucheront sur la paille à leur retraite. Le fait est qu’une proportion énorme de jeunes actifs indiens sont freelancers, et qu’a priori, c’est trop cool !

Pendant qu’autour de moi en France on pense cotisations, CV, salaire net et CDI, en Inde la classe moyenne intellectuelle fraîchement diplômée semble plutôt se préoccuper de trucs… ma foi, de son âge : créer, voyager, faire la teuf, changer le monde. Ou boire beaucoup beaucoup d’Old Monk. Ils veulent être artistes, et se faire un peu de sous si possible.

Ils montent des associations, des expositions, des événements ; c’est toujours un peu citoyen et un peu perché, à mi-chemin entre Anish the Poor et Anish Kapoor.  Ils gagnent leur vie avec des « missions » et des « projets », des contrats temporaires qui ne visent pas à mettre les fesses de quelqu’un sur cette chaise qui est vide depuis le congé maternité de Francine, mais à harponner un talent particulier pour une tâche particulière. Et contrairement à nous, ça ne les fait pas flipper… Parce que comme il y a plein de gens qui sont prêts à payer pour ça, on s’en sort toujours : « chalega », « ça va le faire ».

Il suffit d’un peu de jugāḍ (जुगाड़) – « la débrouille ». 

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